« TU
NE CONVOITERAS PAS LA FEMME D'AUTRUI
»
(Maria Valtorta - L'Évangile tel qu'il
m'a été révélé - Tome 2)
Jésus vient de guérir de la lèpre un jeune homme
qui avait commis l'adultère ...
" Ne pas désirer la femme d'autrui " cela ne fait qu'un avec " ne pas
commettre l'adultère ". Car le désir précède toujours l'action. L'homme
est trop faible pour pouvoir désirer sans satisfaire son désir. Et,
ce qui est suprêmement triste, l'homme ne sait pas faire de même dans
ses justes désirs. Dans le mal, le désir et puis l'accomplissement.
Dans le bien le désir, puis on s'arrête, quand on ne revient pas en
arrière.
Comme je le lui ai dit, je le dis à vous tous, car le péché de désir
est répandu comme le chiendent qui se propage tout seul: êtes-vous des
enfants pour ne pas savoir que cette tentation est un poison et qu'il
faut la fuir? " J'ai été tenté ". C'est l'antique parole! Mais, puisque
c'est aussi un exemple ancien, l'homme devrait se souvenir de ses conséquences
et savoir dire: " Non ". Notre histoire ne manque pas d'exemples d'une
chasteté qui a su se garder malgré les séductions du sexe et les menaces
des violents.
La tentation est-elle un mal? Elle ne l'est pas. C'est l'œuvre du Malin,
mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.
Le mari qui va à d'autres amours est un assassin de son épouse, de ses
enfants, de lui-même. Celui qui entre dans la demeure d'autrui pour
commettre l'adultère est un voleur et des plus vils. Pareil au coucou
il profite sans bourse du nid d'autrui. Celui qui surprend la confiance
de l'ami est un faussaire, car il témoigne une amitié qu'en réalité
il ne possède pas. Celui qui agit ainsi se déshonore lui-même et déshonore
ses parents. Peut-il alors avoir Dieu avec lui?
J'ai accompli le miracle à cause de cette pauvre mère. Mais la luxure
me dégoûte à tel point que j'en suis révolté. Vous avez crié par peur
et par dégoût de la lèpre. Pour Moi, mon âme a crié par dégoût de la
luxure. Toutes les misères m'entourent, et pour toutes je suis le Sauveur.
Mais je préfère toucher un mort, un juste déjà décomposé dans sa chair
qui fut honnête et qui est déjà en paix avec son esprit, que d'approcher
d'un luxurieux. Je suis le Sauveur, mais je suis l'Innocent. Que s'en
souviennent tous ceux qui viennent ici ou qui parlent de Moi, en me
prêtant les ferments de leurs passions.
Je comprends que vous voudriez autre chose de Moi. Mais j'en suis incapable.
La ruine d'une jeunesse à peine formée et détruite par la passion, m'a
troublé davantage que si j'avais touché la Mort. Allons vers les malades.
Ne pouvant, à cause de la nausée qui m'étrangle, être la Parole, je
serai le Salut de ceux qui espèrent en Moi.
La paix soit avec vous."
En fait Jésus est très pâle, comme s'il était souffrant. Il ne retrouve
son sourire que quand il se penche sur des enfants malades et sur des
infirmes allongés sur leurs brancards. Alors, il redevient Lui-même.
En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d'un petit muet
d'environ dix ans, il lui fait dire: "Jésus" et puis: " Maman."
Les gens s'en vont tout doucement…
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