« TU NE COMMETRAS PAS
L'IMPURETÉ DE CORPS
NI DE CONSENTEMENT »
(Maria Valtorta - L'Évangile tel qu'il
m'a été révélé - Tome 2)
Aujourd’hui je dis: “Ne commettez pas l’impureté”.
Ne tournez pas vos regards tout autour en cherchant à lire sur
le visage de quelqu’un: “luxurieux ”. Soyez charitables les uns envers
les autres. Aimeriez-vous qu’on la lise sur votre visage? Non. Alors, ne
cherchez pas à lire dans l’oeil troublé du voisin, sur son
front qui rougit et s’incline vers le sol.
Et puis... Oh! dites, vous surtout les hommes. Qui d’entre vous n’a
jamais goûté ce pain de cendre et d’ordure qu’est la satisfaction
sensuelle? N’y a-t-il de luxure que celle qui vous pousse pour une heure
entre les bras d’une courtisane? N’est-ce pas luxure aussi la profanation
du mariage avec l’épouse, profanation car c’est la légalisation
du vice qui cherche la satisfaction réciproque des sens, en en évitant
les conséquences? Mariage veut dire procréation et l’acte
signifie et doit être fécondation. Sans cela, c’est de l’immoralité.
On ne doit pas faire de la couche nuptiale un lupanar, et elle devient
telle si elle est souillée par la passion et si elle n’est pas consacrée
par des maternités. La terre ne repousse pas la semence. Elle l’accueille
et en fait une plante. La semence ne quitte pas la glèbe après
qu’on l’y a déposée, mais elle produit de suite une racine
et s’y insère pour croître et former l’épi. La plante
naît du mariage entre la terre et la semence. L’homme c’est la semence,
la femme c’est la terre, l’épi c’est l’enfant. Se refuser à
faire l’épi et perdre vicieusement sa force, c’est une faute. C’est
une prostitution, commise sur le lit nuptial, mais en rien différente
d’une autre, aggravée même par la désobéissance
au commandement qui dit: “Soyez une seule chair et multipliez-vous dans
vos enfants ”.
Vous voyez donc, ô femmes volontairement stériles, épouses
légales et honnêtes, non pas aux yeux de Dieu mais aux yeux
du monde, que malgré cela vous pouvez être comme des prostituées
et commettre également l’impureté, tout en étant avec
votre seul mari, parce que ce n’est pas la maternité mais le plaisir
que vous cherchez et bien trop souvent. Vous ne réfléchissez
pas que le plaisir est un poison que l’on absorbe, de quelque bouche contagieuse
qu’il vienne. Il brûle d’un feu qui croyant se rassasier se pousse
hors du foyer, et dévore, toujours plus insatiable. Il laisse une
âcre saveur de cendre sur la langue. Il donne le dégoût,
la nausée et le mépris de soi-même et de son compagnon
de plaisir, parce que quand la conscience se réveille, et elle se
réveille entre deux fièvres, il ne peut naître que
le mépris de soi-même qu’on a avili au dessous de la bête.
“Ne commettez pas l’impureté” est-il dit.
La fornication vient en grande partie de l’homme. Et, je ne m’arrête
pas non plus à cette inconcevable union qui est un cauchemar et
que le Lévitique condamne par ces paroles: “Homme, tu ne t’uniras
pas à l’homme comme si c’était une femme” et “Tu ne t’uniras
à aucun animal pour te souiller avec lui, et ainsi, aussi pour la
femme, car ces unions sont criminelles ”.
Mais après avoir marqué le devoir des époux à
l’égard du mariage qui cesse d’être saint quand, par malice,
il devient infécond, j’en viens à parler de la fornication
proprement dite entre homme et femme par malice réciproque et par
paiement en argent ou en cadeaux.
Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur
l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver. Mais Dieu n’est pas où
existe la corruption. Le corps de l’impur a donc un autel déconsacré
et sans Dieu.
Semblable à un homme ivre qui se roule dans la fange et dans
ses vomissements, l’homme s’avilit lui-même dans la bestialité
de l’impureté et devient pire qu’un ver et que la bête la
plus immonde. Et dites-moi, si parmi vous il y a quelqu’un qui s’est dépravé,
au point de vendre son corps comme on vend du blé ou un animal,
quel bien vous en est-il venu? Prenez-vous le coeur en mains, examinez-le,
interrogez-le, écoutez-le, voyez ses blessures, la douleur qui le
fait frissonner et puis parlez et répondez-moi: était-il
si doux ce fruit pour mériter cette souffrance d’un coeur qui était
né pur et que vous avez contraint à vivre dans un corps impur,
à battre pour donner vie et chaleur à la luxure, et l’user
dans le vice?
Dites-moi: mais êtes-vous si dépravés pour ne pas
sangloter secrètement en entendant une voix d’enfant qui appelle:
“maman” et en pensant à votre mère, ô femmes de plaisir,
échappées de la maison, ou chassées pour que le fruit
pourri ne gâtât pas, par sa pourriture, les autres enfants?
En pensant à votre mère qui peut- être est morte de
la douleur de devoir se dire: “J’ai enfanté un être qui fait
ma honte ”?
Mais n’avez-vous pas senti votre coeur se briser en rencontrant
un vieillard que ses cheveux blancs rendaient respectable, à la
pensée que vous avez jeté le déshonneur sur ceux de
votre père comme de la boue prise à pleines mains et avec
le déshonneur le mépris de son pays natal?
Mais ne sentez-vous pas le regret vous étreindre les entrailles
en voyant le bonheur d’une épouse ou l’innocence d’une jeune fille,
et de devoir vous dire: “Moi, j’ai renoncé à tout cela et
je ne l’aurai jamais plus! ”?
Mais ne sentez-vous pas la honte qui vous défigure lorsque vous
rencontrez le regard d’un homme plein de convoitise ou de mépris?
Mais ne ressentez-vous pas votre misère quand vous avez soif
du baiser d’un bébé et que vous n’osez plus dire: “Donne-le
moi” parce que vous avez tué des vies qui devaient naître,
rejetées par vous comme un fardeau ennuyeux et une gêne inutile,
détachées de l’arbre qui les avait conçues, et jetées
au fumier, et maintenant ces petites vies vous crient: “assassines! ” ?
Mais ne tremblez-vous pas surtout à la pensée du Juge
qui vous a créés et qui vous attend pour vous demander: “Qu’as-tu
fait de toi-même? Est-ce pour cela que je t’ai donné la vie?
Nid de vermine et pourriture, comment oses-tu te tenir en ma présence?
Tu as eu tout de ce qui était pour toi un dieu: la jouissance. Va
au lieu de l’éternelle malédiction ”.
Qui pleure? Personne? Vous dites: personne? Et pourtant mon âme
va à la rencontre d’une autre âme en pleurs. Pourquoi y va-t-elle?
Pour jeter l’anathème à une prostituée? Non. Parce
que son âme me fait pitié. Tout en Moi est répulsion
pour son corps souillé, qui transpire une sueur immonde. Mais, son
âme!
Oh! Père! Père! C’est pour cette âme aussi que
j’ai pris chair et que j‘ai quitté le Ciel pour être son Rédempteur
et celui de tant d’âmes, ses soeurs! Pourquoi ne devrais-je pas recueillir
cette brebis errante, l’amener au bercail, la purifier, l’unir au troupeau,
lui donner des pâturages et un amour qui soit parfait comme seul
le mien peut l’être? Si différent de ce à quoi jusqu’ici
elle donnait le nom d’amour, alors que ce n’était que haine, un
amour si compatissant, si complet, si doux pour qu’elle ne pleure plus
le temps passé, ou qu’elle le pleure seulement pour dire: “J'ai
perdu trop de jours loin de Toi, Eternelle Beauté. Qui me rendra
le temps perdu? Comment goûter, dans le peu de temps qui me reste
à vivre, ce que j’aurais goûté si j’étais toujours
restée pure? ”
Et pourtant ne pleure pas, âme foulée aux pieds par toute
la luxure du monde. Ecoute: tu es une loque dégoûtante, mais
tu peux devenir une fleur. Tu es un fumier, mais tu peux devenir un parterre
fleuri. Tu es un animal immonde, mais tu peux devenir un ange. Un jour
tu l’as été. Tu dansais sur les prés en fleurs, rose
parmi les roses, fraîche comme elles, exhalant le parfum de ta virginité.
Tu as chanté sereine tes chansons de bambine, et puis tu courais
vers la mère, vers le père et tu leur disais: “Vous êtes
mes amours”. Et l’invisible gardien que toute créature a à
son côté souriait devant la blancheur azurée de ton
âme...
Et puis? Pourquoi? Pourquoi as-tu arraché tes ailes de petite
innocente? Pourquoi as-tu foulé aux pieds un coeur de père
et de mère pour courir vers d’autres coeurs dont tu n’étais
pas sûre? Pourquoi as-tu abaissée ta voix pure en lui faisant
dire de mensongères paroles d’un faux amour? Pourquoi as-tu brisé
la tige de la rose en te violant toi-même? Repens-toi, fille de Dieu.
Le repentir est renouvellement, purification, élan vers les hauteurs.
L’homme ne peut-il pas te pardonner? Même ton père ne le pourrait-il
pas? Mais Dieu le peut. Car la bonté de Dieu ne peut se comparer
à la bonté humaine et sa miséricorde est infiniment
plus grande que la misère de l’homme. Honore toi-même, en
rendant par une vie honnête, ton âme, digne d’honneur. Justifie-toi
auprès de Dieu, en ne péchant plus contre ton âme.
Fais-toi un nom nouveau auprès de Dieu. Voilà ce qui a de
la valeur. Tu es le vice. Deviens l’honnêteté. Deviens le
sacrifice. Deviens la martyre de ton repentir. Tu as bien su martyriser
ton coeur pour faire jouir la chair. Maintenant, sache martyriser ta chair
pour donner une paix éternelle à ton coeur.
Va. Allez tous. Chacun avec votre fardeau et votre pensée. Réfléchissez.
Dieu vous attend tous et ne rejette aucun de ceux qui se repentent. Que
le Seigneur vous donne la lumière pour connaître votre âme.
Allez.»
Beaucoup vont vers le pays. D’autres entrent dans la pièce.
Jésus va vers les malades et les guérit …
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